Le 27 mai prochain, Simona de Silverstro doit en principe courir les mythiques 500 miles d’Indianapolis. Elle est cependant dans le collimateur de la direction de course en raison de sa lenteur. La Vaudoise a signé le moins bon temps des essais, mais ce n’est pas son talent qui est en cause, mais l’ahurissant manque de puissance de son moteur Lotus.
Ce moteur Lotus IndyCar, sous-traité par Judd, est non seulement poussif, mais aussi extrêmement fragile. La plupart des écuries motorisées par Lotus en début de saison ont déjà jeté l’éponge! Si bien que pour ces 500 miles d’Indianapolis 2012 seules deux monoplaces sont encore équipées du bloc Lotus, celle de Simona de Silvestro et celle du vénérant français Jean Alesi.
Durant toutes les séances d’essais libres disputées à jour, les pilotes Lotus ont invariablement signé les moins bons chronos. Cela avec des écarts énormes puisqu’ils sont à environ 3 secondes des meilleurs temps. Lorsqu’on sait qu’un tour du circuit d’Indianapolis se boucle en une quarantaine de secondes, on prend conscience du danger que représentent de telles chicanes mobiles.
Espérons que la Suissesse et le Français renonceront à ce défi qui, dans de telles circonstances, frise le ridicule. Que gagneraient-ils à prendre de tels risques au volant de voitures si peu compétitives ?
Si, contrairement à la Formule 1, la règle des 107% n’existe pas en IndyCar pour les essais qualificatifs, en course par contre la vitesse la plus lente ne doit pas excéder 5 % de la vitesse du pilote le plus rapide. A moins d’un improbable sursaut de compétitivité, les deux pilotes francophones devraient quoi qu’il en soit recevoir un drapeau noir peu après le départ.
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